Peur & Courage

Le cœur à l’ouvrage

21 mai 2017
mommy

Dans une semaine, jour pour jour à la Fête des Mères, cela fera un an que les mots suivants avaient surgi dans mon esprit : « De G. à R., une histoire de trémas et traumas. » La prise de conscience que quelque chose était en train de se terminer, qu’il fallait tout mettre en œuvre pour en finir avec ce passé. Alors, ça s’est enclenché…

Quelques jours plus tard, pour la Fête des Pères, j’écrivais au mien. Et il me répondait. À cœur ouvert.

Plusieurs semaines après, je créais ce blog (dont le titre était donc déjà tout trouvé !). Un espace d’expression pour m’aider à canaliser toutes les émotions que les séances d’analyse allaient, dès lors, toujours plus libérer.

Et puis il y a six mois, à la veille de Toussaint, alors que mon psy était en congés et que ce n’était pas prémédité, je décidais sur un coup de tête – un coup de cœur ? – d’écrire à ma mère. À ce jour, c’est l’acte le plus important et le plus déterminant de toute ma vie, à n’en pas douter. Une question de vie ou de mort, littéralement.

« Le premier jour du reste de ta vie »…

Depuis, les répercussions n’ont cessé de s’enchaîner. Dans une logique implacable, une mécanique bien huilée. Comme un effet domino ! Pas toujours de tout repos… Un château de cartes qui s’écroule, qui s’effondre.

Le dernier week-end de Pâques en aura témoigné. C’est là que l’homme de 42 ans et le petit garçon de 6 ans ont commencé à se réconcilier, à essayer de faire la paix… Pas toujours une partie de plaisir, mais ils sont en train d’y arriver : le petit enfant meurtri expulse tout ce qu’il n’avait pas pu dire, ce qu’il avait gardé en lui.

Entre cauchemars et crises d’angoisses aujourd’hui, résoudre les manques, mettre fin aux conflits…

« Mais si tu grattes là
Tout près de l’apparence tremble
un petit qui nous ressemble
On sait bien qu’il est là

On l’entend parfois
Sa rengaine insolente
qui s’entête et qui répète
Oh ! Ne me quitte pas »

On ne change pas – Céline Dion (repris dans « Mommy » de Xavier Dolan)

On ne change pas ?

À moins d’y croire et de l’accepter vraiment.
De laisser faire les bouleversements, même les plus violents.
D’avoir surtout près de soi les bonnes personnes, au bon moment.
(Comme pas plus tard qu’hier, encore une fois. 🙂 Merci R. « Magiquement » !)

Digérer ces profonds changements, parce qu’on sait – intuitivement – que c’est toute notre vie qui en dépend.

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